Les 

KAHISARS 

Prévention 

La lutte contre les chenilles par des moyens chimiques (insecticides) ou biologiques (pulvérisation de bactéries) ne peut être réalisé par un particulier. Cependant, il est conseillé, à la fois pour les arbres et pour les chiens, de couper et d'éliminer les branches sur lesquelles se développent les nids. Les nids hors d'atteinte devront être signalés en mairie. 

 
 

Un dernier conseil, surtout ouvrez l’œil lors de vos sorties ! 

Traitement  

S’il ne s’agit pas d’une urgence vitale, il est évident que plus vite vous aurez consulté, et moins les séquelles seront importantes ! Il est donc important d’emmener rapidement votre chien chez le vétérinaire car de votre temps de réaction dépendra les conséquences... 

Toutefois vous pouvez, avant de partir chez votre praticien, rincer abondamment la partie touchée (gueule, pattes...) pour retirer les poils urticants, surtout SANS FROTTER. 

 
 

Pour ceux qui ont l’habitude de traiter leurs animaux à base d’oméopathie, vous pouvez administrer 

- Bombix processionnare en unicode (existe en 15 ou 30 CH) 

 
 

OU 3 à 5 granules (selon s’il s’agit d’un chiot ou d’un adulte) de : 

- Apis Melliffica 9 ch (contre l’œdème) 

- Cantharis 9 ch (contre la brûlure) 

- Ledum Palustre 9ch (contre les effets des piqûres d'insectes) 

Renouvelez les prises toutes les 10 à 15 min, jusqu'à l'arrivée chez le vétérinaire qui fera en sorte que le chien souffre le moins possible, et évitera les complications dues à l'inflammation, à l'état de choc, et aux surinfections… 

 
 

Attention : L'homéopathie peut être administrée entre le moment où le chien présente les premiers troubles et l’arrivée chez votre vétérinaire, il ne s'agit en aucun cas d'auto-médication. Seul le vétérinaire pourra soigner votre animal !! 

Les chenilles processionnaires, du fait de leurs poils urticants qui contiennent une toxine, sont responsables de sévères lésions chez les chiens (essentiellement sur la langue) en provoquant d’importantes réactions allergiques et irritatives.  

Dans les minutes qui suivent la rencontre avec la chenille processionnaire, la langue du chien commence à gonfler, parfois de façon très spectaculaire : elle peut devenir rouge, puis noire, et enfler au point de ne plus tenir à l'intérieur de la gueule. Les plus graves voient l'extrémité, voire une bonne moitié de la langue se nécroser et tomber ! 

Au-delà de la langue, la suite du tube digestif peut être affectée, si le chien est allé jusqu'à avaler des chenilles ; l'œsophage et l'estomac peuvent se retrouver dans le même état que la langue. Les autres organes de la face (babines, nez, yeux…), peuvent aussi être atteints, s'ils ont été en contact avec les chenilles. Des symptômes généraux (choc allergique avec insuffisance rénale et coagulation intra-vasculaire disséminée) sont possibles, mais très rarement observés.  

C’est dans les régions où l’on trouve beaucoup de pins que l’on trouve ces chenilles. Leur nom provient de leur mode de déplacement singulier qui s’effectue en procession, c’est à dire en file indienne. La chenille située en tête émet un fil de soie, qui se raccorde à celui que fabrique la suivante et ainsi de suite. Ces chenilles au fort instinct grégaire se déplacent et élaborent des nids ensemble.  

Pendant l’hiver, elle tissent un nid en soie dans les pins ou les cèdres et le quittent la nuit pour se nourrir des aiguilles de l’arbre. Dans nos jardins et nos pinèdes, sur les bords de route où il y a beaucoup de pins, les nids sont visibles dans les arbres. Les chenilles resteront ainsi protégées du froid jusqu’au printemps. Là, elles quitteront le nid et descendront se promener parterre pour finir par s'enfouir dans le sol, où chaque chenille va tisser son propre cocon et se transformer lentement, d'abord en chrysalide, puis en papillon. 

Il peut toutefois arriver de les voir se promener si la saison est douce dès les premiers mois de l’année. 

Les chenilles processionnaires